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À Nancy, la photographie des DPE révèle surtout le poids des classes C et D

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 18 septembre 2026 rassemble 51 303 diagnostics enregistrés à Nancy, avec une forte présence des classes C et D. Cette photographie porte sur des enregistrements, et non sur autant de logements uniques.

À Nancy, la photographie des DPE révèle surtout le poids des classes C et D — Nancy

À Nancy, l’actualité immobilière du 24 septembre 2026 tient ici à une mise à jour des données, pas à un événement municipal. La dernière extraction ADEME utilisée, datée du 18 septembre, rassemble 51 303 diagnostics enregistrés sur le périmètre communal. Son trait majeur est la place des classes C et D, qui représentent respectivement 39,6 % et 32,5 % des enregistrements. Les classes F et G réunies en représentent 7,1 %. Pour les vendeurs, bailleurs et acquéreurs, cette photographie donne un contexte local précis, à condition de ne pas confondre le profil du corpus avec celui de chaque bien.

Une photographie de diagnostics, pas un décompte de logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Nancy
A79
B1 751
C20 293
D16 667
E8 890
F2 577
G1 046
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

Le périmètre étudié est celui de Nancy, en Meurthe-et-Moselle, identifié par le code INSEE 54395. La population communale de référence dans le jeu local est de 103 671 habitants. Ce chiffre situe la commune, mais ne constitue pas le dénominateur des pourcentages énergétiques présentés : ceux-ci décrivent les diagnostics enregistrés. Un même logement pouvant apparaître plusieurs fois, les 51 303 entrées ne correspondent pas nécessairement à 51 303 logements distincts. Il serait donc incorrect de présenter ce total comme le nombre de biens diagnostiqués uniques, ou de le rapporter aux habitants pour en déduire une couverture du parc immobilier.

La date d’extraction est également essentielle à la lecture. Le 18 septembre 2026 désigne la dernière extraction ADEME utilisée pour cette analyse publiée le 24 septembre ; il ne signifie pas que tous les diagnostics ont été réalisés ce jour-là. Les faits fournis ne comportent pas de photographie antérieure comparable. Ils ne permettent donc de conclure ni à une amélioration ni à une dégradation récente des performances locales. Cette publication décrit un état du corpus disponible. Elle ne mesure pas une évolution du parc, une cadence de rénovation ou une variation du nombre de logements concernés par chaque classe énergétique.

Les classes C et D structurent le profil énergétique nancéien

Le cœur de la distribution se trouve en classe C, avec 20 293 diagnostics, puis en classe D, avec 16 667 enregistrements. Ce sont les deux catégories les plus représentées, loin devant les extrêmes de l’échelle. La classe A rassemble 79 diagnostics, soit 0,2 %, et la classe B en compte 1 751, soit 3,4 %. L’angle local ne se résume donc pas aux seules étiquettes les moins performantes. Pour situer un bien à Nancy, la première référence statistique est ce poids des classes C et D, sans que leur fréquence établisse la valeur ou l’attractivité d’un logement particulier.

La classe E constitue un autre point de lecture important : elle rassemble 8 890 diagnostics, soit 17,3 % des enregistrements. Son effectif dépasse celui des classes F et G réunies, qui comptent 3 623 diagnostics, soit 7,1 %. Dans le détail, F représente 2 577 enregistrements et G en représente 1 046. Ces volumes décrivent des ensembles aux conséquences réglementaires différentes, plutôt qu’un bloc homogène de biens. Ils ne donnent toutefois ni le nombre de propriétaires concernés ni celui des logements distincts à examiner. Les pourcentages affichés sont arrondis : leur lecture doit rester associée aux effectifs de chaque catégorie.

  • A et B : respectivement 79 et 1 751 diagnostics, soit 0,2 % et 3,4 %.
  • C et D : respectivement 20 293 et 16 667 diagnostics, soit 39,6 % et 32,5 %.
  • E : 8 890 diagnostics, soit 17,3 %.
  • F et G : respectivement 2 577 et 1 046 diagnostics, soit 5,0 % et 2,0 %.

Un bâti ancien très présent, sans lien causal établi avec les étiquettes

L’ancienneté du bâti est une autre caractéristique forte de la photographie locale. La période dominante est celle d’avant 1948, à hauteur de 45,5 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs fournis mentionnent également 45,5 % de bâti antérieur à 1949, 66,1 % antérieur à 1975 et 85,4 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils sont emboîtés : ils ne constituent pas des parts à additionner. Ils montrent le poids des constructions anciennes dans les données disponibles, mais ne décrivent pas à eux seuls l’état actuel des bâtiments ni les interventions qu’ils auraient pu connaître au fil du temps.

Il faut surtout éviter de transformer cette ancienneté et la distribution énergétique en relation de cause à effet. Les faits fournis ne croisent pas les périodes de construction avec les classes A à G. Ils ne disent donc pas quelle proportion du bâti ancien est classée C, D, E, F ou G. Pour un acquéreur comme pour un vendeur, l’âge du bâtiment et son étiquette restent deux informations distinctes dans cette analyse. La forte présence de constructions anciennes donne un contexte nancéien ; elle ne permet pas d’attribuer une classe énergétique à un bien sur la seule base de sa date de construction.

Maisons peu représentées et surface médiane de 52 m²

Les maisons individuelles représentent 4,5 % dans les données locales fournies. Leur place est donc limitée dans le profil décrit, ce qui importe lorsqu’on utilise une statistique communale pour parler d’une maison particulière. Le complément de cette proportion n’est pas détaillé par catégorie dans les faits disponibles : il ne faut pas lui attribuer une composition plus précise. Surtout, cette part ne fournit pas un nombre de maisons uniques. Comme pour les étiquettes énergétiques, le corpus de diagnostics ne doit pas devenir, par glissement de vocabulaire, un inventaire exhaustif et dédoublonné des biens immobiliers de Nancy.

La surface médiane s’établit à 52 m². Une médiane indique un point central dans la distribution des surfaces observées ; elle ne signifie pas que tous les biens, ni même la plupart, mesurent exactement 52 m². Elle se distingue également d’une moyenne. Pour les propriétaires et les acquéreurs, cet indicateur aide à comprendre le format central du corpus, sans constituer un modèle de logement nancéien. Les données fournies ne croisent pas la surface avec le type de bien ou l’étiquette. On ne peut donc pas affirmer que les maisons, les petites surfaces ou une classe énergétique particulière expliquent cette valeur médiane.

Consommation, coût et gaz : trois repères à ne pas fusionner

La consommation médiane est de 203 kWh/m²/an, tandis que le coût énergétique annuel médian estimé atteint 918 €. Ces deux indicateurs apportent des repères complémentaires : le premier rapporte la consommation à une surface et à une année, le second exprime une estimation annuelle en euros. Aucun ne constitue une promesse de dépense pour un logement mis en vente ou en location. Le qualificatif « estimé » doit rester attaché au coût. Les faits fournis ne donnent pas de factures effectivement payées, ni de distribution détaillée permettant de décrire l’écart entre les situations les moins et les plus coûteuses.

Le chauffage principal identifié dans l’extraction est le gaz naturel, présent dans 26 368 diagnostics. Ce volume donne une dimension supplémentaire au profil local, mais les données ne relient pas ces enregistrements aux classes énergétiques ni aux périodes de construction. Il serait donc injustifié d’attribuer au gaz la consommation médiane ou les étiquettes observées. De même, les trois médianes de surface, de consommation et de coût ne décrivent pas nécessairement le même logement. Les assembler pour fabriquer le portrait d’un bien de 52 m² consommant 203 kWh/m²/an pour 918 € par an donnerait une précision que cette photographie ne fournit pas.

À Nancy, cinq secteurs IRIS cités sans classement énergétique possible

L’analyse locale mentionne cinq secteurs IRIS : Haut du Lièvre Nord Gentilly, Cours Léopold, Charles III Nord Tiercelins Saint-Georges, XXe Corps Sud Austrasie Meurthe et Prouvé République Garenne Nord. Leur présence indique les secteurs analysés, sans fournir ici leurs effectifs de diagnostics ou leurs répartitions énergétiques respectives. Il n’est donc pas possible de désigner le secteur le plus performant, celui où la classe E serait la plus fréquente ou celui qui concentrerait les maisons. Pour les lecteurs qui comparent des biens dans ces secteurs, les proportions communales restent un contexte général, pas une mesure propre à chaque adresse ou à chaque IRIS.

Les informations Géorisques recensent quatre familles de risques : inondation, mouvement de terrain, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 1 ; la zone sismique n’est pas renseignée. Cette absence de renseignement ne doit pas être reformulée comme une absence de risque sismique. De même, l’énumération des familles recensées ne permet pas d’affirmer que chaque logement est exposé à chacune d’elles. Aucun détail par adresse ou par secteur n’est fourni. Ces informations doivent donc rester distinctes de la distribution des DPE, sans fabriquer de relation entre exposition aux risques, ancienneté des bâtiments et performance énergétique.

  • Secteurs IRIS : cinq noms sont fournis, mais aucune répartition énergétique propre à chacun.
  • Géorisques : inondation, mouvement de terrain, rupture de barrage et transport de marchandises dangereuses.
  • Radon : potentiel de 1 ; zone sismique : non renseignée.
  • Aucune donnée fournie ne permet de classer les secteurs ou de caractériser l’exposition d’une adresse.

À Nancy, 1 046 diagnostics classés G, sans décompte des logements à louer

La distinction entre E, F et G prend une portée concrète pour la location. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. À Nancy, la classe G représente 1 046 diagnostics enregistrés, soit 2,0 % du corpus. Ce chiffre ne correspond pas à un décompte de logements actuellement proposés à la location. Les faits ne précisent ni leur statut d’occupation ni le nombre de logements uniques concernés. La règle peut être rappelée, mais son application ne peut pas être chiffrée localement à partir du seul total des diagnostics G.

Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Le corpus compte 2 577 diagnostics F et 8 890 diagnostics E : la catégorie associée à l’échéance la plus éloignée est donc nettement plus représentée dans cette photographie. Cela explique pourquoi une lecture utile aux bailleurs ne doit pas s’arrêter aux classes F et G réunies. Pour autant, ces effectifs ne mesurent pas un futur volume de locations retirées, ni un nombre de travaux à réaliser. Aucune donnée fournie ne décrit les projets des propriétaires, les trajectoires de rénovation ou la destination future des biens enregistrés.

Pour vendre ou acheter, articuler étiquette et catégorie de bien

À la vente, le champ de l’audit énergétique réglementaire est distinct de celui des échéances locatives. Il concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole ; l’entrée de la classe E dans ce champ date du 1er janvier 2025. La catégorie du bien compte donc autant que son étiquette pour lire cette règle. Les 8 890 diagnostics E de Nancy ne peuvent pas être présentés comme autant de ventes soumises à audit. Ils ne décrivent ni des transactions, ni uniquement des maisons individuelles ou des immeubles en monopropriété, ni nécessairement des logements tous distincts.

La part de maisons individuelles, fixée à 4,5 %, ne suffit pas davantage à calculer le nombre de biens concernés par l’audit : aucun croisement avec les classes E, F et G n’est fourni. Pour un vendeur ou un acquéreur, l’utilité de cette publication est ainsi de distinguer les questions plutôt que de donner une réponse automatique. Nancy présente un corpus dominé par C et D, marqué par le bâti ancien et comprenant un ensemble E plus important que F et G réunis. Ce contexte ne détermine ni un prix, ni un délai de vente, ni la situation réglementaire d’un bien particulier.

  • Vendeur : les volumes communaux ne permettent pas de compter les ventes soumises à audit énergétique.
  • Bailleur : les classes G, F et E renvoient à des échéances distinctes, sans décompte local des locations concernées.
  • Acquéreur : surface, consommation et coût médians sont des repères du corpus, non les caractéristiques garanties d’un bien.

Questions fréquentes

Les 51 303 diagnostics représentent-ils autant de logements à Nancy ?

Non. La base contient 51 303 diagnostics enregistrés, et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le nombre de logements uniques n’est pas fourni.

Quelle place occupent les classes E, F et G dans cette photographie ?

La classe E compte 8 890 diagnostics, soit 17,3 % des enregistrements. Les classes F et G réunies en comptent 3 623, soit 7,1 %. Ces proportions décrivent des diagnostics, pas des logements uniques.

Tous les biens classés E sont-ils concernés par l’audit énergétique à la vente ?

Le champ réglementaire fourni vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E y est incluse depuis le 1er janvier 2025. Le total des diagnostics E ne suffit donc pas à dénombrer les biens concernés.

Sources officielles

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